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A la Pologne, à Mariola, au Vietnam, à Diep, à Tanh, à la France, à la Caroline.
A mon père, à l’Algérie, à Katarzyna, à Pierre, à Téo et Nathan.
A ma mère.
Puisqu’il n’y a plus de dieux, plus de bien ni de mal, puisqu’il n’y a plus d’idéologies, plus de rêves auxquels croire, puisqu’il n’y a plus que les ruines d’une richesse lointaine, puisque cette étoile est laide et puisque je suis seul ; si les êtres ne peuvent m’aider.
Je prie
Je suis prêt
Pour la lumière, pour les ténèbres
Je suis prêt, je suis prêt
A me tailler, à tailler les veines
Je suis prêt, je suis prêt
Pour mon frère, pour mon ennemi
Je suis prêt, je suis prêt
Sous la terre ou sur l’infini
Je suis prêt, définitivement prêt
Kill me tonight
Kill me tonight
Te rejoindre mon Amour
Je suis prêt, je suis prêt
A tout brûler, à tout éteindre
Je suis prêt, je suis prêt
Plus d’Amour, plus de haine
Je suis prêt, je suis prêt
A mettre fin à ma pauvre peine
Je suis prêt, je suis prêt
Kill me tonight
Waiting for the end
Waiting for you to take my hand
Waiting for the end
Waiting for you to take my hand
Je ne connais pas de pire dictature que celle de la communication comme on l’entend aujourd’hui. C’est comme ces putains de magazines qui pullulent par milliers et nous apprennent que le must de la féminité c’est de ne pas se nourrir et ressembler à un sac d’os ambulant, que le rouge sera tendance l’été prochain. Ces putains de torchons dont les couvertures d’hommes singes aux parfaits abdominaux me rappellent fortement les campagnes de propagandes nazie. Mais tout ça n’est pas grave, on y est habitués. L’intellectuel d’aujourd’hui dénonce l’impérialisme en bouffant un cheeseburger et crache sur la merde à la télévision alors qu’elle trône au milieu de son salon. La publicité est l’instigatrice d’un marché de bétail, mais elle permet tant de choses : ACHETER. La réalité c’est que les icônes qui font les rêves de la consommation sont les nouveaux nègres comme on disait autrefois. Pauvre bétail, qui par sa bêtise participe à l’horreur du monde (Désolé Claudia, toi et tes sœurs êtes peut-êtres bonnes, mais vous n’incarnerez jamais la beauté !). Les agences regardent leurs dents, leurs cheveux, leur cul, avant de les maquer comme des putes. On va les chercher dans leur pauvre Russie, Estonie ou autres ruines d’un autre temps. A quinze ans, elle quittent l’école par appât du dollar et à vingt-trois on les renvoie chez elles, dopées à la cocaïne, le cœur à genoux : c’est ça le viol, c’est ça la consommation. Ici on tue les vieilles. A vingt cinq ans on les tue. Ordre du MEDIA. A mort les vieilles ! On tue les grosses aussi. Pas la place pour les inactives, pas la place pour les non-fécondables. Souvenez vous des publicités qui mettaient en scène une jeune femme aux airs innocents, plate car encore jeune, qui léchait une cuillère de yaourt comme on lécherait du sperme. Mais qui a parlé de pédophilie ? Danone ou qui ?
Evitons l’hypocrisie : plus besoin pour les anormaux de se sentir rejetés. J’entends par anormaux les pauvres gens qui ne répondent pas aux critères Venus Land, les gueux qui n’entent pas dans notre chère normalité … les non-superficiels tolérés. Pourquoi les faire souffrir ? Après tout, la planète ne serait elle pas plus belle habitée par des Pamela Anderson ou toute autre tare de notre mère CONSOMMATION ?
Allez absorbe jusqu’à gerber la merde qu’on te livre en direct au dîner ! Tu sais quoi, ta propre mort sera retransmise en direct chez toi !
Lorsque la fin du monde sonnera on sera tous devant notre poste de télévision au lieu de regarder les étoiles.
Un jour viendra, nous aurons des rêves à nouveau. Et le cœur vierge de tout passé nous ouvrirons les yeux sur un monde nouveau